Communiqué de presse (25 mars 2019)                                      

Sortie du rapport du dénombrement des personnes en situation d'itinérance 

Un processus qui ne dévoile qu’une facette du phénomène de l’itinérance

Montréal, le 25 mars 2019 – Bien que le RSIQ se réjouisse que des ressources aient été mises en place afin de documenter davantage la problématique de l’itinérance, il tient également à rappeler que le rapport sur le dénombrement des personnes en situation d’itinérance que vient de publier le Ministère de la Santé et des Services Sociaux ne reflète qu’une partie de la problématique. En effet, la démarche concerne principalement l’itinérance visible et occulte par le fait même une partie importante du phénomène.

Le dénombrement, qui s’est déroulé dans de la seule soirée du 24 avril 2018, ne s’est réalisé qu’en visitant certains lieux publics et ressources fréquentés par les personnes en situation d’itinérance. Or, mentionnons qu’une partie importante des personnes en situation d’itinérance adoptent des stratégies qui font en sorte qu’elles deviennent invisibles lors d’une telle démarche. C’est le cas, notamment, des personnes qui passent leurs nuits à dormir chez des amis ou des membres de leurs familles, ou encore celles qui vont plutôt faire du couchsurfing. Différentes populations, qui ont tendance à adopter ce type de stratégie, ont donc été invisibilisées par la démarche, qu’il s’agisse des femmes, des jeunes, des personnes issues des communautés culturelles ou LGBTQ+, etc. Enfin, cet exercice exclut certains lieux et certaines régions puisque seulement 11 régions sur 17 font partie de l’exercice.

Puisque le rapport ne reflète qu’une partie de la problématique de l’itinérance, le RSIQ tient à rappeler l’importance de ne pas l’utiliser dans l'évaluation des ressources qui doivent être allouées aux organismes communautaires de lutte à l’itinérance. En effet, le rapport sur le dénombrement des personnes en situation d’itinérance ne reflète pas l’importance qui doit être accordée à la prévention de l’itinérance. Ces données invisibilisent le travail de toutes celles et ceux qui œuvrent en prévention de l’itinérance et qui ne se retrouvent pas dans le dénombrement.

Les chiffres risquent d’avoir un effet réducteur quant à l’action des organismes qui œuvrent tous les jours auprès des personnes itinérantes ou à risque de le devenir (santé mentale, toxicomanie et troubles concomitants) et qui ne sont pas comptabilisés dans le dénombrement.

Le RSIQ rappelle donc que le dénombrement ne constitue que la pointe visible de l’Iceberg et appelle à relativiser l’importance des chiffres, qui ne constitue qu’une première étape dans le cadre de la démarche du 2ème portrait qui comprend quatre volets.

Second volet du deuxième portrait : une attention portée à l’itinérance cachée

Heureusement, le second volet du 2ème portrait concerne justement l’itinérance cachée. Le Ministère de la Santé et des Services Sociaux reconnaît lui-même l’importance de renseigner ce phénomène afin d’avoir une meilleure compréhension des réalités et des diversités de trajectoires de l’itinérance. Que ce soit dans les régions ou dans les grandes villes, l’itinérance cachée existe partout et dans chaque région est promue une diversité d’actions pour répondre aux différents parcours.

Depuis 1998, le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec regroupe 14 concertations régionales en itinérance, et regroupe ainsi plus de 300 organismes au Québec. Le Réseau organise des actions et mobilisations afin de sensibiliser décideurs et grand public, de défendre les droits des personnes en situation d'itinérance, d'améliorer leurs conditions de vie et de permettre aux organismes d'aide de réaliser leur mission.

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        Communiqué de presse (22 mars 2019)                                      

Sortie du budget provincial 2019
 
 
Un budget revisité au regard de la politique nationale de lutte à l’itinérance

Montréal – Alors que la politique nationale de lutte à l’itinérance fête ses 5 ans cette année, le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec aimerait revenir sur le budget présenté par le Ministre Québécois des finances, Éric Girard, au regard de 4 axes d’intervention prioritaires établis par la politique.

L’accès à un logement est essentiel, que ce soit pour éviter la rue ou pour en sortir. Le gouvernement est parvenu à débloquer 10 000 unités de logement dans le cadre du programme Accès Logis afin de venir pallier à ce qui avait été annoncé antérieurement. Bien que cette annonce constitue un gain, cela ne permettra pas le développement d’unités supplémentaires, pourtant essentielles. Si un effort est fourni dans la délivrance de nouvelles unités de Supplément au loyer (PSL) du marché locatif privé, 150 unités sur 5 ans semblent un bien maigre gain. D’autre part, investir dans le privé, ne permet pas d’établir des solutions pérennes ni d’offrir aux personnes le soutien nécessaire à la recréation du tissu social. Le RSIQ rappelle dans ce contexte que le logement social avec soutien communautaire est un outil indispensable pour assurer une approche d’accompagnement des personnes qui tiennent compte des besoins de celles-ci et doit en conséquence être financé adéquatement.

Si l’itinérance est bien souvent un problème de logement, elle n’est pas qu’un problème de logement. Retour sur le revenu, autre axe prioritaire définie par la politique. Bien que l’itinérance soit un phénomène complexe aux causes multiples, il faut pour s’y attaquer commencer par l’amélioration du revenu des personnes pour leur permettre de se loger, de se nourrir et de se déplacer. En ce sens, la politique nationale de lutte à l’itinérance promeut d’augmenter le revenu, notamment en poursuivant le rehaussement progressif des personnes vivants seules. Actuellement, le gouvernement considère qu’un peu plus de 800 000 Québécois ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté (18 012$/année pour une personne seule). Or, rien n’est dit dans le budget concernant les mesures sur l’aide sociale. C’est un fait inquiétant quand on connaît les grandes difficultés des personnes sur l’aide sociale qui sont largement en dessous du seuil de pauvreté. Autre fait significatif d’une absence flagrante : rien n’est dit non plus sur l’augmentation du salaire minimum.

Par contre, les 35 millions de dollars réservés à travers la bonification du PSOC aux organismes en santé et services sociaux vont permettre d’agir aussi bien en prévention qu’en réduction en rendant possible de bonifier les services et l’accompagnement nécessaires. Elle vient rejoindre un des axes prioritaires sur le développement des services de santé et des services sociaux. Elle est perçue comme une bonne nouvelle dans le milieu avec un total de 70 millions qui sera alloué aux organismes communautaires bien que beaucoup reste à faire.  Précisons cependant que le compte est encore loin des 475 millions de dollars réclamé pour couvrir adéquatement les besoins du milieu communautaire.

Enfin, dans une optique de prévention, l’argent enfin investi dans le milieu de l’éducation, et plus précisément l’augmentation de plus de 1,1 million de dollars de l’enveloppe budgétaire du Programme d’action communautaire sur le terrain de l’éducation (PACTE) apparaît comme une bonne nouvelle. Que ce soit aussi bien au niveau du décrochage scolaire que de l’alphabétisation, il faut agir en prévention pour donner une chance égale à tou.te.s.

Dans cette année anniversaire de la politique nationale de lutte à l’itinérance et devant le constat d’une urgence toujours présente, nous invitons le gouvernement Legault à utiliser les surplus budgétaires afin d’aider les organismes de lutte à l’itinérance pour financer la création de nouveaux services ou la bonification de ceux existants pour agir aussi bien en prévention qu’en réduction de l’itinérance. « L’existence d’un réseau d’aide et de solidarité est essentielle pour assurer le tissu social. On y rencontre une pluralité de pratiques qui répond à la diversité de trajectoires des personnes. Ce réseau communautaire doit être reconnu et financé adéquatement si l’on veut être capable de faire une réelle différence auprès des personnes itinérantes ou à risque de la devenir », conclut Laury Bacro. 

Depuis 1998, le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec regroupe 14 concertations régionales en itinérance, et regroupe ainsi plus de 300 organismes au Québec. Le Réseau organise des actions et mobilisations afin de sensibiliser décideurs et grand public, de défendre les droits des personnes en situation d'itinérance, d'améliorer leurs conditions de vie et de permettre aux organismes d'aide de réaliser leur mission.

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Contact presse : Laury Bacro, coordonnatrice au RSIQ, 514 861-0202,  Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser.

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     Communiqué de presse (20 mars 2019)                                      

Sortie du budget fédéral 2019
 
 
Des services assurés en itinérance - Des efforts qui restent à fournir pour les plus démuni.e.s
 
  
Montréal – En réaction à l’annonce du budget du Ministre Morneau, le RSIQ souligne le travail effectué pour assurer les services en itinérance mais déplore l’absence de budget identifié pour le logement social.
 
Le RSIQ souligne l’action du gouvernement qui a permis d’assurer la reconduction de tous les projets de lutte à l’itinérance financés par la SPLI (Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance) dans le cadre de la transition à Vers un chez soi. Ces projets, reconduits pour 2 ans, assurent une continuité de services essentiels pour les personnes itinérantes ou à risque de le devenir. La majoration de 9% de la somme totale garantit la survie des services de lutte à l’itinérance qui se déploient en dehors du cadre de la SPLI et est aussi bienvenue. « C’est un soulagement pour les organismes de lutte à l’itinérance partout au Québec de voir les financements assurés pour les deux prochaines années à venir », déclare Laury Bacro, coordonnatrice du Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec.
 
Le RSIQ déplore par contre le fait que le Ministre des Finances, Bill Morneau, et le premier Ministre Justin Trudeau, n’aient consacré aucun financement spécifique pour le développement des logements sociaux et n’aient débloqué aucune somme supplémentaire pour l’entretien du parc existant malgré des besoins de rénovation criants. Avec plus de 235 000 personnes itinérantes au Canada, des besoins urgents resteront sans réponse. Il faut aussi savoir que l’accompagnement des personnes itinérantes pour favoriser le retour en logement est bien souvent indispensable. « Investir dans le logement social avec soutien communautaire est primordial pour permettre que les personnes qui sortent de la rue puissent bénéficier du filet social, essentiel pour qu’elles n’y retournent pas », rappelle Laury Bacro.
 
« Malgré des gains essentiels, le RSIQ maintient la demande de voir les budgets augmentés à 50 millions de dollars au Québec pour permettre la création de nouveaux services et l’amélioration de ceux existants dans toutes les régions du Québec. Il est essentiel de toujours être capables de répondre aux besoins criants des plus démunis, dans le respect de leur parcours de vie », déclare Laury Bacro. « Au cours des prochaines semaines, nous poursuivrons nos représentations afin de nous assurer que les financements présents et à venir s’inscrivent dans le respect des besoins identifiés et des solutions proposées par les communautés de lutte à l’itinérance au Québec ».

Depuis 1998, le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec regroupe 14 concertations régionales en itinérance, et regroupe ainsi plus de 300 organismes au Québec. Le Réseau organise des actions et mobilisations afin de sensibiliser décideurs et grand public, de défendre les droits des personnes en situation d'itinérance, d'améliorer leurs conditions de vie et de permettre aux organismes d'aide de réaliser leur mission.

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Contact presse : Laury Bacro, coordonnatrice au RSIQ, 514 861-0202,  Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser.
 
 
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Lettre ouverte (27 février 2019)
  
Anniversaire des 5 ans de la Politique nationale de lutte à l'itinérance: Ensemble, pour éviter la rue et en sortir
 
 
 
Cela fait 5 ans que la Politique nationale de lutte à l’itinérance a été adoptée. Une date clé qui rappelle la mobilisation tenace du milieu communautaire qui a permis son adoption. Cependant, dans un contexte où plusieurs villes du Québec connaissent des débordements et où certaines régions sont sous-financées et mal-informées, des investissements structurants sont demandés afin de permettre sa pleine réalisation.
 
L’adoption de la politique nationale en itinérance et son déploiement
 
En février 2014, la Politique nationale de lutte à l’itinérance : ensemble, pour éviter la rue et en sortir est enfin adoptée ! De la conception de la politique à son adoption, le combat mené par le RSIQ et par ses membres a été guidé par l’urgence de répondre aux besoins criants des personnes itinérantes ou à risque de le devenir. Depuis la formulation de la nécessité d’une politique nationale lors des Premiers États Généraux de l’itinérance (en 2005) jusqu’à son adoption, la longue mobilisation du Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ) et de ses membres pour qu’elle puisse voir le jour a été essentielle.
 
La Politique marque une grande avancée dans la perception des parcours de l’itinérance : elle reconnaît la diversité des visages de l’itinérance ainsi que la multitude de facteurs qui peuvent pousser une personne vers des processus de désaffiliation sociale. Elle met de l’avant une approche globale et communautaire qui valorise ladémarche intersectorielle. Cinq axes d’interventions prioritaires sont mis de l’avant : le droit au logement, un accès facilité aux services de santé et aux services sociaux, le droit à un revenu décent, le droit à l’éducation, l’insertion sociale et l’insertion professionnelle et enfin, la cohabitation sociale et les enjeux liés à la judiciarisation. L’adoption de la politique représente une victoire pour les organismes et groupes impliqués dans la lutte à l’itinérance.
 
La sortie du premier Portrait de l’itinérance par le MSSS en décembre 2014 marquera la nécessité de renseigner le phénomène au-delà des chiffres. Le deuxième Portrait de l’itinérance, actuellement en cours (2015-2020), inclut un volet sur l’itinérance cachée. La reconnaissance de l’itinérance cachée en même temps que celle de l’itinérance des femmes, des personnes issues de communautés LGBTQ+, des réalités des personnes autochtones et de toutes les personnes marginalisées marque un tournant essentiel dans la vision de l’itinérance et des solutions qui peuvent y être apportées. La rue, figure emblématique de l’itinérance, devient une réalité parmi d’autres qui ne doit pas faire oublier la multiplicité des situations d’itinérance et, plus largement, des processus de désaffiliation sociale.
 
La question urgente des débordements dans les ressources
 
Face aux situations de débordement qui touchent différentes villes et régions du Québec, le RSIQ aimerait rappeler au gouvernement les engagements annoncés dans la Politique Nationale de lutte à l’itinérance. Deux orientations mises de l’avant par « les axes d’interventions prioritaires et orientations à privilégier » sont essentiels dans un contexte où trop de personnes se voient refuser l’accès aux refuges et autres structures d’hébergement d’urgence :
 
Le logement – la Politique promeut de « travailler localement à l’accompagnement des personnes en situation de vulnérabilité afin d’agir en amont de l’hébergement d’urgence pour les personnes en situation d’itinérance[1] ».
 
Cela signifie non seulement investir pour rendre accessible le logement social, mais aussi d’obtenir un meilleur investissement pour que le soutien communautaire soit suffisant afin de permettre que les personnes qui retrouvent un logement ne retournent pas à la rue. Il faut certes réagir à l’urgence et créer des structures d’accueil qui permettent de loger temporairement les personnes en difficulté, mais il est essentiel de mettre en place des solutions pérennes. Dans cette optique, un accès simplifié au Programme de soutien au logement (PSL) par exemple permettrait de reloger plus rapidement les personnes et ainsi de réduire le phénomène de débordement. À titre d’exemple, loger une famille à l’hôtel revient à plus de 3000$/mois, alors qu’une subvention du Programme Soutien au Logement reviendrait à 800$/mois en moyenne).
 
Le revenu - la Politique conseille de « maintenir le soutien financier d’urgence pour les personnes dont les besoins de base sont menacés [2]».
 
L’aide sociale est un bien maigre revenu pour subvenir aux besoins quotidiens : payer son loyer, faire son épicerie, payer ses factures, se vêtir, etc. Depuis 10 ans, son montant n’a cessé de diminuer (passant d’une couverture des besoins de base de 60% en 2000 à 49% en 2010 - (IRIS, 2012). L’accès à un logement abordable, accessible et sécuritaire est ainsi compromis face à des situations de grande pauvreté.
 
Une approche globale comprenant des politiques d’assistance d’urgence ainsi que la possibilité d’arrimer une pluralité de services afin d’agir à différents niveaux et en visant des objectifs à plus long terme serait une première réponse dans le bon sens.
 
La communication : maillon faible de l’équation ?
 
Bien que des efforts aient été effectués dans la prise en considération des régions pour la répartition des financements et dans la transmission des informations, des disparités persistent. Il y a un manque de visibilité réelle quant à la façon dont se déploient les différents financements au niveau du Québec. Les dates d’échéance pour renouveler les financements sont ridiculement courts, pénalisant les organismes de lutte à l’itinérance qui connaissent déjà une surcharge de travail. Enfin, la lenteur dans la transmission d’informations essentielles par l’intermédiaire du réseau de la santé ou autres engendre beaucoup de frustration et de mécontentement. Tout cela entrave la volonté d’avoir une action concertée et éclairée sur des enjeux pourtant majeurs.
 
Le RSIQ souligne donc l’importance de la Politique nationale de lutte à l’itinérance comme un outil essentiel. Une certaine vigilance reste cependant de mise afin qu’elle puisse se déployer de façon équitable partout au Québec, selon l’approche globale et communautaire. Agir en amont et favoriser l’action concertée est essentiel pour ensemble, éviter la rue et en sortir.
 
Politique nationale de lutte à l’itinérance, version numérique :
 
Laury Bacro, coordonnatrice, Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec
 
[1] Ensemble, pour éviter la rue et en sortir, Politique nationale de lutte à l’itinérance, Axes d’intervention prioritaires et orientations, axe 1 : le logement , p.36
[2]Ensemble, pour éviter la rue et en sortir, Politique nationale de lutte à l’itinérance, Axes d’intervention prioritaires et orientations, axe 3 : le revenu, p.43

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ARCHIVES

Retrouvez ici les derniers communiqués de presse et lettres ouvertes du RSIQ, ainsi que quelques-unes de nos interventions dans les médias télé, écrits et radio ici. 

1er septembre 2015: Pour des engagements des partis dans la lutte à l'itinérance.

Afin d'obtenir des engagements des différents partis dans la lutte à l’itinérance, le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) lance aujourd'hui une campagne à travers le Québec, via les 350 organismes membres. Le RSIQ demande le rétablissement de l’approche globale de la Stratégie des partenariats de lutte à l’itinérance (SPLI) ainsi que de nouveaux investissements en itinérance et en logement, ce qui permettrait, à terme, de faire économiser des millions de dollars aux Canadiens et Canadiennes. 

16 juin 2015: Troisièmes Etats Généraux de l'itinérance: pour un engagement renouvelé dans la lutte à l'itinérance


Organisés par le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ), les troisièmes Etats Généraux de l'itinérance au Québec s'achèvent aujourd'hui, forts de la participation de près de 300 personnes provenant de 12 régions du Québec. Sous le titre "Les pouvoirs de faire une différence", ces États généraux ont permis de faire le point sur l'itinérance au Québec en 2015 et d’identifier collectivement des pistes d’action afin d’aller plus loin dans la prévention et la réduction de l'itinérance. A cette occasion, le RSIQ lance un appel pour un engagement renouvelé, cohérent et durable des différents paliers de gouvernement via des actions ciblant l'ensemble de la population en situation et à risque d'itinérance.

8 juin 2015: Troisièmes Etats Généraux de l'itinérance au Québec, les pouvoirs de faire une différence !


Les 15 et 16 juin 2015 se tiendront les troisièmes Etats Généraux de l'itinérance au Québec, organisés par le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ). Cet événement rassemblera près de 300 participantEs venant de 12 régions du Québec, issus des secteurs communautaires, institutionnels, politiques, de la recherche ainsi que des personnes en situation ou à risque d'itinérance. Sous le titre "Les pouvoirs de faire une différence", ces Etats Généraux visent à faire le point sur l'itinérance au Québec en 2015, à voir comment mettre en œuvre les mesures existantes et à identifier collectivement comment aller plus loin dans les prochaines années dans la prévention et la réduction de l'itinérance. Un tel événement est essentiel dans un contexte où l'urgence sociale demeure avec une itinérance en hausse dans plusieurs régions et qui revêt désormais de nombreux visages.

21 avril: Budget fédéral, un recul majeur confirmé dans la prévention et réduction de l'itinérance


Le budget fédéral présenté ce jour confirme malheureusement l'option choisie par le gouvernement fédéral d'orienter l'essentiel des fonds de la Stratégie des Partenariats de Lutte contre l'Itinérance (SPLI) vers une seule approche, celle du Logement d'abord. Le Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ) déplore une nouvelle fois ce choix qui résultera dans des coupures de services à des milliers de personnes en situation et à risque d'itinérance dans les différentes régions du Québec au cours des prochains mois. Le RSIQ dénonce par ailleurs l'absence des investissements nécessaires dans le développement de logements sociaux et le maintien du budget de la SPLI au même niveau depuis 15 ans alors que les besoins et les coûts sur le terrain ont considérablement augmenté.

26 mars 2015: Budget Leitao, un budget décevant avec un recul important en logement socia
La lutte à l'itinérance absente du budget !


Le Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ) dénonce un recul important en matière de logement social et déplorel'absencede nouveaux investissements en matière de lutte à l'itinérance dans le budget présenté ce jour par le Ministre Leitao. Alors que l'itinérance est en croissance dans plusieurs régions du Québec, les mesures nécessaires afin de soutenir les personnes en situation ou à risque d'itinérance mais aussi les organismes communautaires leur venant en aide ne figurent pas à l'agenda. Le gouvernement manque pour le moment son rendez-vous pour faire véritablement vivre la Politique nationale de lutte à l'itinérance. 

25 mars 2015- Budget Leitao, des investissements supplémentaires en itinérance attendus


Alors que l'itinérance est en croissance dans plusieurs régions du Québec et revêt désormais une grande diversité de visages, le Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ) espère que des investissements supplémentaires seront prévus pour la lutte à l’itinérance dans le second budget du gouvernement Couillard. Des actions additionnelles sont en effet nécessaires en matière de logement social, de financement des organismes de lutte à l'itinérance mais aussi de soutien au revenu et à l'insertion sociale et professionnelle des personnes en situation et à risque d'itinérance.

Nouvelles balises du financement fédéral: un choix du gouvernement du Québec et non du milieu communautaire! 


En décembre dernier, le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) découvrait avec consternation les nouvelles balises de la Stratégie des Partenariats de Lutte contre l'Itinérance (SPLI), balises négociées entre le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec et imposant aux communautés le modèle du Logement d'abord comme réponse principale à l'itinérance. Depuis plus d'un an, le RSIQ et ses partenaires avaient pourtant mené campagne pour que la SPLI conserve son approche généraliste et communautaire, indispensable afin d'intervenir de façon globale en prévention et réduction de l'itinérance. Le RSIQ souhaite rappeler aujourd'hui que les pourcentages de Logement d'abord désormais imposés aux régions dans le cadre de la SPLI sont bel et bien le fait d'une commande du Ministère de la Santé et des Services Sociaux, et en aucun cas celle du milieu communautaire.

26 février 2015: Politique nationale de lutte à l'itinérance, un amer premier anniversaire


Alors que la Politique en appelait à un virage majeur afin de ne plus tolérer l’intolérable, le gouvernement actuel est loin d’afficher la volonté politique nécessaire, mais surtout, ne déploie pas les moyens suffisants pour donner véritablement vie à cette Politique. Le prochain budget Leitao se doit impérativement de corriger le tir et le gouvernement du Québec doit ainsi assumer ses responsabilités envers les personnes les plus démunies de notre société.  Voir ici la conférence de presse sur le site de l'Assemblée nationale. 

19 décembre 2014: Conférence de presse du RSIQ pour dénoncer les balises du prochain appel projet de la SPLI 2014-2019. Voir le communiqué ici. 

7 décembre 2014: La Ministre déléguée Lucie Charlebois présente le Plan d'action interministériel en itinérance. Trouvez ici le Communiqué de presse du RSIQ "Un bon plan, mais des moyens insuffisants"

Lettre ouverte du 16 juillet 2014 sur la SPLI (version longue)

Lettre ouverte du 16 juillet sur la SPLI (version courte)

16 juillet 2014: Tel que relaté dans La Presse du 9 juillet dernier, le Premier Ministre Stephen Harper a récemment déclaré que sa «façon de gérer la fédération est meilleure pour les Québécois que les autres». Plus loin, une source conservatrice citée expliquait que le Premier Ministre « a reconnu la nation québécoise, qu'il n'a pas alimenté les chicanes, qu'il a respecté les compétences des provinces »[i]. Or, sur le dossier de la négociation d’une entente Québec-Canada sur le déploiement de la SPLI, il semble en être tout autrement.

Budget Leitao: 500 logements sociaux... et un statu quo intenable

4 juin 2014- Le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) déplore l'insuffisance des mesures permettant d'améliorer le sort des personnes à risque ou en situation d'itinérance, alors que le phénomène s'aggrave et s'accroisse dans plusieurs régions du Québec. Bien que des investissements en logement social soient annoncés, ils sont insuffisants selon le RSIQ qui dénonce du même coup l'abandon du rehaussement du financement des organismes communautaires.

Budget Leitao: Des grandes attentes pour la lutte à l'itinérance

3 juin 2014- À l'approche de la sortie du premier budget du gouvernement Couillard, le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) a des espoirs importants face à celui-ci. Après l'adoption cet hiver de la Politique nationale de lutte à l'itinérance, le RSIQ esprère que le budget conservera ou augmentera les annonces du gouvernement péquiste qui permettraient de mettre en place un plan d'action solide pour déployer cette politique.

Financement fédéral en itinérance: le RSIQ dénonce les coupures à certains organismes


2 avril 2014- Le Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ) avait salué fin janvier dernier la mise en place de mesures transitoires dans le cadre de la Stratégie des Partenariats dans la Lutte contre l’Itinérance (SPLI) 2014-2019, qui devaient permettre de maintenir l’intervention pour une année supplémentaire auprès des personnes en situation et à risque d’itinérance au Québec. Deux mois plus tard, le RSIQ constate cependant que des coupures sont annoncées dans plusieurs régions, qui auront un impact majeur sur les personnes desservies. Le RSIQ demande donc aux gouvernements fédéraux et provinciaux de revenir sur ces décisions et de maintenir intégralement les subventions aux organismes communautaires.

Une Politique nationale en itinérance qui va globalement dans le bons sens


28 février 2014-Suite à la présentation faite hier par la Ministre Hivon de la Politique nationale en itinérance, le RSIQ s’estime globalement satisfait du contenu en y voyant un levier efficace pour prévenir et contrer l’itinérance au Québec. Après huit ans de représentation et de mobilisation pour faire émerger cette demande et obtenir son adoption, cette Politique représente un gain majeur car elle fait de l’itinérance une priorité nationale et oblige tout gouvernement à agir et à déployer des mesures. Cependant l’itinérance en région n’est pas assez nommée et devra être beaucoup plus prise en compte dans le premier plan d’action de la Politique.

Adoption de la Politique nationale en itinérance: le RSIQ tire la sonnette d'alarme !


18 février 2014-À deux jours du dépôt du budget et à l’approche du déclenchement des élections, le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) s’inquiète de ce que la politique nationale en itinérance, attendue depuis décembre 2013, n’ait toujours pas été adoptée. Il demande que le gouvernement procède au plus vite à l’adoption de cette politique essentielle et fortement attendue, promise en octobre 2012 par la Première ministre Pauline Marois lors de son discours inaugural.

Financement fédéral en itinérance: les groupes en itinérance tirent la sonnette d'alarme !


Alors que l’hiver débute et que l’itinérance est en croissance dans différentes régions du Québec, plus de 300 personnes se sont réunies le 3 décembre 2013 à Ottawa à l’appel du Réseau solidarité Itinérance du Québec (RSIQ). Le rassemblement visait à demander au gouvernement fédéral de maintenir l’orientation de sa Stratégie des Partenariats dans la Lutte contre l’Itinérance (SPLI).

Politique de solidarité sociale: un petit pas vers la bonne direction


Amorcer une politique de solidarité sociale en bonifiant de 50 dollars par mois les prestations accordées aux bénéficiaires québécois afin d’atteindre un aide de 654 dollars, est nettement insuffisant. 

Maintien d'une diversité de réponses en itinérance au Québec: il y a urgence pour 50 000 personnes ! 8 septembre 2013


A 200 jours de la fin du programme actuel, le RSIQ lance une nouvelle phase de mobilisation pour obtenir le maintien du caractère généraliste et communautaire de la Stratégie des Partenariats de Lutte contre l’Itinérance (SPLI), programme fédéral venant en aide à plus de 50 000 personnes en situation ou à risque d’itinérance au Québec.

Financement fédéral en itinérance : il y a urgence pour 50 000 personnes au Québec ! - 5 septembre 2013


Le RSIQ tiendra une conférence de presse dimanche 8 septembre à 13h30 au Pas de la Rue, avec la participation de la Ministre Hivon, afin de demander le maintien du caractère généraliste et communautaire de la SPLI.

Maintien du modèle actuel du financement fédéral en itinérance : plus de 440 appuis collectés au Québec - 3 juin 2013


Les résultats de cette campagne démontrent bien un certain consensus au Québec sur cet enjeu : plus de 440 appuis de villes, députés, partis, regroupements, organismes, citoyens ont en effet été reçus pour demander le maintien du caractère généraliste et communautaire de la Stratégie des Partenariats dans la Lutte contre l’Itinérance (SPLI).

Financement fédéral en itinérance : le RSIQ salue l'appui unanime de l'Assemblée nationale - 30 avril 2013


Suite à l’adoption ce jour d’une motion unanime de l’Assemblée nationale demandant la reconduction de la Stratégie des Partenariats dans la Lutte contre l’Itinérance (SPLI) sous le modèle actuel, le Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ) salue cet appui majeur et espère qu’il permettra de faire changer d’avis le gouvernement fédéral.

Budget fédéral 2013 : le RSIQ dénonce la nouvelle orientation en itinérance - 21 mars 2013


Suite au dépôt du budget fédéral, le RSIQ dénonce la nouvelle orientation en itinérance donnée par le gouvernement fédéral à la Stratégies des Partenariats dans la Lutte contre l'Itinérance (SPLI) ainsi que la baisse de son budget.

Dépôt du budget fédéral 2013 : un enjeu majeur pour 50 000 personnes en situation d’itinérance au Québec - 4 février 2013


Alors que le prochain budget fédéral sera bientôt déposé, le RSIQ rappelle l'enjeu majeur que représente la reconduction de la Stratégie des Partenariats de Lutte contre l'Itinérance (SPLI) qui vient en aide à des dizaines de milliers de personnes en situation d'itinérance ou à risque de l'être dans les différentes régions du Québec.

Politique en itinérance : le RSIQ se réjouit de l’annonce du gouvernement - 31 octobre 2012


Suite au discours inaugural du gouvernement québécois, le Réseau solidarité itinérance du Québec (RSIQ) tient à saluer l’annonce faite par Mme Marois de mettre en place une véritable Politique en itinérance, demande portée par le milieu communautaire, de nombreuses villes et d’autres partenaires et citoyens depuis plusieurs années.

Budget fédéral 2013 : le RSIQ comparaîtra pour porter les recommandations dans la lutte à l’itinérance - 15 octobre 2012


Dans le cadre des consultations pré-budgétaires, le Réseau solidarité itinérance du Québec (RSIQ) comparaîtra devant le Comité permanent des finances de la Chambre des Communes. A travers cette comparution et le dépôt d’un mémoire, le RSIQ portera les demandes du milieu communautaire québécois dans la lutte à l’itinérance.

Politique en itinérance : le temps des actes est venu ! Lettre ouverte 27 septembre 2012


Pendant la campagne électorale, le RSIQ s'est mobilisé partout au Québec afin de rencontrer les candidats des différents partis et de faire entendre la parole des sans voix, des exclus que sont les personnes itinérantes et en grande précarité sociale.